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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:44

 

Les champions trotteurs français

 

01-Les ancêtres

 

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Conquérant (1858)

 

 

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Niger

 

 

 

 

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   Ceneri Forcinal

 

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    Normand -  Juvigny

 

 

 

Conquérant, fils d’Elisa, vit le jour en 1858 chez Joseph Lafosse dans son Haras de Saint-Comes du Mont. Passé dans les écuries du fameux Alexandre Basly, il ne courut qu’à 3 ans. Il remporta cinq courses et ne connut qu’une seule défaite ; alors qu’il avait gagné la veille sur 4000 mètres en battant quinze concurrents, il fut battu par Y appartenant au Marquis de Croix et Bon Cœur, le cheval de Ceneri Forcinal, tout en précédant 21 concurrents. L’année suivante, Monsieur Basly le vendit pour 10.000 francs à L’Administration des Haras Nationaux. Conquérant fit la monte dans le Calvados de 1863 à 1880, produisant 66 trotteurs et terminant 8 fois tête de liste des étalons. Son fils Reynolds assura la survie de sa lignée. Conquérant est l’ancêtre en ligne directe de Kerjacques et Fandango. Il descend, en lignée mâle en 5 sur 5 générations, de Rattier né en 1800, puis de Matchem né en 1748, en 9ème génération et enfin en 10ème génération de Godolphin Arabian, pur-sang arabe barbe né en 1724. (Références prises dans le Magazine de l’Elevage).

 

Le Prix Conquérant, futur Critérium des 4 ans, réservé aux meilleurs 4 ans, a d’abord servi de  référence en matière de sélection des champions de la race. C’est pourquoi on retiendra d’abord les noms de ses vainqueurs : Toujours (1879), Upas (1880), Valencourt (1881), Dictateur (1882)… Plus célèbres seront les gagnants suivants : Capucine (1884), Fuschia (1887), Grande Dame (1888), Hémine (1889)…

Sur l’hippodrome de Caen, c’était le Prix Stuart, qui servait de référence avec ses gagnants : Gringalet (1872), Pactole (1875), Rivoli (1877), Toujours (1879), Upas (1880), Kalmia (1892) avec un record de 1’41’’.

Beaumanoir et Bémécourt se firent un nom grâce aux luttes fameuses qui les opposèrent l’un à l’autre au début du XXe siècle.

Aline avait imposé un record de 1’34’’ ¾, qui ne fut battu que par Beaumanoir en 1904, en 1’30’’2 ; puis par Jussy en 1912, avec un temps de 1’30’’1.

 

 

Jussy

 

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Jussy était vraiment un champion ; son record de 1’31’’ 2/3 avait fait sensation en 1912. Il s’était adjugé le Prix du Président sur 2.800 mètres en 4’12’’ 1/5, soit 1’30’’1 le kilomètre. Il avait mis à l’honneur les couleurs populaires de Madame René Ballière. Il courut quatre fois pour gagner trois courses et ne fut battu que d’une encolure dans le Derby de Rouen. Il avait été chronométré en 1’23’’ 1/2 sur les 500 derniers mètres de son dernier essai, avant de courir le Derby. Jussy avait gagné le Prix Capucine en 1’33’’3, le Prix du Bois, à l’attelage en 1’32’’1 en 1912, et l’année suivante le Prix Jacques Olry en 1’28’’ 3/5. Il entra au haras en 1913, chez M. Henry Ballière, où il fit la monte jusqu’à sa mort en 1929.

 

Le Prix du Bois, qui se disputait à l’attelé, comptait à son palmarès tous les grands trotteurs du début du siècle : Uzès (1901), Baladin (1904), Jockey (1906), Fred Leyburn (1908), Bagatelle (1910), et Jussy (1912) déjà cité. 

Au palmarès du Prix Jacques Olry on relève également quelques grands noms : Urufle (1903), avec un fameux « chrono » pour l’époque de 1’33’’7, Vopile, Bémécourt, qui s’imposa à l’âge de 4 ans, Dangeult, à 4 ans également, et qui récidiva l’année suivante, Fileuse, Grenade, lauréate en 1910 et 1911, Héloïse, qui accomplit un exploit en triomphant dans la réduction de 1’27’’ en 1912. 

 

 

 

Fred Leyburn

 

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Fred Leyburn est sans doute le plus fameux trotteur de cette période. Il est souvent considéré comme le premier crack de Vincennes. Son père Kalmia, né en 1888, fut déjà un champion sur les pistes, avant de devenir un grand étalon au haras. Il était né dans le Calvados, chez Monsieur du Rozier et courut pour la fameuse écurie du Rozier-Vaulogé, qui s’était rendue célèbre dans les années 1890 avec des champions comme Léda, Narquois et Roscoff. Kalmia faisait partie des meilleurs chevaux de sa génération et réussit une belle carrière de courses, en remportant notamment le Grand Prix de Pont-l’Evêque et le Prix de la Société d’Encouragement, deux courses prestigieuses à l’époque. Il entra au haras en 1893 et y fonctionna comme étalon jusqu’en 1910, engendrant 114 trotteurs, dont le plus fameux fut son fils Fred Leyburn, le Demi-Sang le plus titré d’avant la guerre 1914-1918.

Il vint au monde en 1905 chez M. de Laborde-Noguez, dans la Seine-Inférieure. Parce que sa mère Helen Leyburn était américaine, on l’a souvent qualifié « d’américain », mais il était français. Il domina le trot européen durant plusieurs années, de 3 à 9 ans, grâce à sa vitesse exceptionnelle. Il remporta à trois reprises le Prix du Conseil Municipal, en 1912, 1913 et 1914. Comme le Prix d’Amérique, cette grande épreuve se disputait fin janvier et peut d’ailleurs être considérée comme l’ancêtre de ce grand international. Son record de 1’21’’ 1/2, établi en 1911, avait produit une vive émotion dans le monde du trotting. Il se recommandait aussi d’un temps de 2’10’’ 3/5 sur le « mile ». Il avait remporté le Prix de la Ville de Rouen en 1’21’’ 1/2, alors que l’année suivante Jean Sans Peur faisait afficher un temps de 1’33’’ 1/2 après sa victoire dans la même course.

Déjà, en 1909, on avait fait appel à Fred Leyburn pour démontrer les qualités du trotteur français. Une cabale anti-Demi-Sang prétendait que la race avait dégénéré au point de ne plus être capable de tirer la moindre charge et aucune pièce d’artillerie.

La Société du Demi-Sang se prit au jeu et organisa à Vincennes des épreuves dans le but de démontrer l’efficacité du trotteur français. L’une de ces épreuves obligeait les concurrents à courir au trot en traînant une charge de 500 kg. Pour arranger le tout, la pluie se mit à tomber et transforma la piste en bourbier. Les lourdes voitures utilisées à la place des sulkys ultralégers ne pesaient pas moins de 300 kg. L’épreuve se divisait en deux batteries : une pour les jeunes trotteurs, dont Fred Leyburn alors âgé de 4 ans, l’autre pour les anciennes gloires du trot, dont Dakota, le propre frère de Fred Leyburn.

Or, selon le récit du Sport Universel Illustré du 12 septembre 1909, Fred Leyburn s’est littéralement promené pour tirer son chargement de 500 kg, en dépit de la pluie, de la boue, de tous les inconvénients possibles et imaginables, pour l’emporter dans une réduction de 1’47’’ au kilomètre, le tout dans un trot brillant et régulier, qui a fait impression.

Nullement éprouvé physiquement par cet exploit, le fameux champion réapparaissait peu après au sulky et battait son propre record. Il devait d’ailleurs améliorer à plusieurs reprises le record de France.

Il avait rapporté à son heureux propriétaire M. C. Rousseau la somme de 232 408 francs de gains, en France et à l’étranger.

Mais son frère Dakota, qui malgré sa petite taille avait remporté la deuxième épreuve de « trait-tracte », celle des chevaux âgés, fut meilleur que lui au haras.

 

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Fred Leyburn en démonstration

 

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Pro Patria, premier vainqueur du Prix d'Amérique en 1920, puis en 1921

 

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Pro Patria

 

Pro Patria

 

Pro Patria, un fils de Bémécourt, remporta le premier Prix d’Amérique en 1920, devant Nélusko, un fils de Beaumanoir. Beaumanoir et Bémécourt s’étaient rendus célèbres par la rivalité qui les opposa dans les courses au début du XXe siècle. Pro Patria triompha aussi en 1921, réalisant d’emblée le premier doublé du Prix d’Amérique. Pro Patria était né au haras du Bois-de-Troarn, dans le Calvados, chez Monsieur Jean Cabrol, qui le baptisa ainsi par esprit patriotique, en plein conflit mondial. Il battit des champions comme Norbert et Enoch, ou même Passeport, son glorieux contemporain, qu’il domina facilement dans l’édition 1921 du Prix d’Amérique. Par contre, contrairement à Passeport, il se montra plutôt décevant au haras. Il mourut en 1935 à l’âge de 20 ans, trois ans après avoir été acheté par Madame la comtesse de Bellaigue, mère de l’actuel Président de la SECF.  

 

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Passeport

 

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Passeport

 

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Passeport, fils d'Helder, s'imposa dans le Prix d'Amérique dès 1922, mais fut rétrogradé à la troisième place au profit de Reynolds V, pour avoir changé de ligne. Il prit sa revanche en 1923, et gagna encore en 1924.

 

Passeport

 

1916, 1917 ayant été peu favorables, on s’en doute, pour le sport hippique, c’est en 1918, à Argentan, que Passeport commença à faire parler de lui. Dès l’année suivante il gagnait dans les deux spécialités du trot, monté et attelé, aussi bien à Paris qu’en province. Sous les couleurs de Monsieur Albert-Victor Bulot, il gagna son premier Prix d’Amérique en 1922, mais son pilote, Bondeau s’étant écarté de la corde, il fut rétrogradé à la troisième place derrière Reynolds V et Ravageur. Il prenait sa revanche dès l’année suivante, sous la conduite de Paul Viel, remportant le Prix d’Amérique 1923, devant Ouistiti et Roi Albert, dans un temps de 1’26’’ 2/5. En 1924, il fut confié au célèbre entraîneur Alexandre Finn, qui le menait aussi en courses. Quelques jours avant le Prix d’Amérique, dont il était déjà le grandissime favori, Passeport se blessa à l’entraînement. Il put toutefois se présenter au départ de la grande course. Un brouillard « à couper au couteau » empêchait de voir les concurrents. Il semblait pourtant qu’au passage devant les tribunes, Passeport avait un retard de 80 mètres environ sur ses principaux adversaires. Dans le virage, les chevaux disparurent à nouveau à travers la brume. Dans les cent derniers mètres de course, un cheval se déchaînait : c’était Passeport venu tout à la fin arracher la décision. Il remportait en 1’26’’3 son deuxième Prix d’Amérique, celui de 1924, devant Re Mac Gregor, qui gagnera l’année suivante, et Roi Albert. Cette année-là, Passeport sera « inabordable ». Parmi ses adversaires, le plus populaire était sans doute Ogotaï-Khan, l’un des rares trotteurs français de ce niveau à présenter une robe de couleur grise, peut-être due à des ancêtres de race Orlov.

 

La gloire de Passeport se poursuivit au haras, où il entra riche de 355 970 francs de gains en courses, pour engendrer les champions : Fou Rire, Port Wine, Nébuleuse V, gagnante du Prix d’Amérique 1943, Rosa Bonheur, et surtout Amazone B, qui comme lui devait gagner deux Prix d’Amérique !

 

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Reynolds V, heureux gagnant du Prix d’Amérique 1922, après la rétrogradation de Passeport

 

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Alexandre Finn, qui devait gagner six fois le Prix d’Amérique en tant que driver ; avec Passeport, en 1924, avec Muscletone en 1935 et 1937, avec De Sota en 1938 et 1939, et avec Mighty Ned, en 1951.

 

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Re Mac Gregor gagne le Prix d’Amérique 1925 devant Tilly

 

 

 

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Uranie

 

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Uranie

 

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Uranie

 

Uranie

 

La première reine du trotting avait un nom de Muse, Uranie. Elle fut la première à inscrire trois fois (de façon officielle) le Prix d’Amérique à son palmarès. Il lui arrivait de s’imposer en rendant 75 mètres à tous ses adversaires, ce qui est impensable de nos jours. Elle est encore considérée comme le trotteur du XXe siècle en France, au même titre que Bellino II et Ourasi. Sur 76 courses disputées elle en remporta 47. Elle était célèbre dans le monde entier. Elle gagna ses trois Prix d’Amérique en 1926, 1927 et 1928, et ne fut battue en 1929, que parce qu’elle « explosa » au poteau alors qu’elle rendait 75 mètres à Templier, le vainqueur heureux. Elle avait battu Tienneval, Re Mac Gregor, Ouistiti, Roi Albert, Passeport, Templier, Ulysse, Vassal, Ulder… tous les meilleurs chevaux de l’époque.

Au début de sa carrière, elle fut menée en courses par Lucien Dufour.

Lorsqu’elle fut vendue par M. F. Pollet à M. F. Vanackère, elle passa sous l’entraînement de Valentino Capovilla, qui sut mener en courses cette belle alezane, une championne hors du commun, et lui faire effectuer une carrière exceptionnelle.

A 3 ans, en 1923, elle gagne le Prix de Jumièges (2.400 m), se classe troisième du Prix Conquérant (2.800 m), derrière Ulysse V et Un As, gagne le Prix de Vincennes (2.800 m), devant Un As, Ulysse V, Ugalde, se classe deuxième du Prix de Cornulier (2.500 m à l’attelé), derrière Un As et gagne le Prix d’Amiens (2.825 m), en 1’32’’ 1/25, devant Ulysse, Ugalde et Un As. Total de gains pour l’année : 43.635 AF.

En 1924, à 4 ans, elle termine quatrième du Prix de Verdun (2.875 m), alors qu’elle rendait 50 mètres, troisième du Prix de Rouen (2.525 m) à Vincennes, mais gagne le Prix du Havre et le Prix de Bordeaux, soit au total 26.600 AF.

A 5 ans, en 1925, elle débute l’année par une quatrième place derrière Re Mac Gregor, Revercourt et Tilly dans le Prix de Toulouse (2.825 m), mais elle gagne coup sur coup le Prix de Châteauroux (2.850 m), en 1’29’’ 1/4, devant Ulder, Un Krack, Upsilon V, le Prix de Moulins (2.850 m), en 1’27’’ 7/20, devant Ulm, Un Krack, Ulder, et le Prix de Cherbourg (2.950 m), devant Troarn, Upsilon, Tienneval, Tempête.

Cependant, elle doit s’incliner devant Passeport lors de leur première rencontre, dans le Prix d’Italie (2.500 m), et se contente d’une troisième place derrière le gris Ogotaï-Khan. Elle sera également battue par Re Mac Gregor, Passeport et Revercourt dans le Prix de Copenhague.

 

Elle est encore dominée dans le Prix de Tarbes (2.500 m), dont elle se classe troisième, mais elle s’impose dans le Prix de Caen (2.850 m), devant Vassal, Uva, Ursi V, Ulysse. Elle est à nouveau devancée, cette fois par Ulm, Ulysse et Unann dans le Prix Jockey (3.400 m), mais aligne quatre victoires d’affilée avec le Prix de Lille (2 800 m), qu’elle gagne en 1’28’’ 11/16, le Prix Louis Tillaye (3.400 m), en 1’26’’ 1/16, le Prix Phaëton (2.900 m), dans un temps de 1’35’’ 13/20, et le Prix Lavater (3.450 m), en 1’28’’ 4/5, qu’elle remporte devant Tienneval, Uchourron et Ulysse. Ses gains de l’année s’élèvent alors à 150.550 AF.

 

Elle a 6 ans, en 1926, lorsqu’elle gagne son premier Prix d’Amérique (2.500 m), en 1’28’’5, devant Tienneval, Re Mac Gregor, Ouistiti, Roi Albert, Passeport, Revercourt, Shelty…

 

Elle restera invaincue en France cette année-là, ajoutant à son palmarès le Prix de Rennes (2.900 m), en 1’25’’9, le Prix de Gascogne (2.900 m), en 1’25’’ 9/16, devant Ulysse, Turlurette, Volnay, Uchouron, le Prix de Lille (2.875 m), en 1’25’’9, devant Vassal, Un As, Ulysse, Ugalde, et le Prix de Vire (3.450 m) en 1’29’’ 9/16, devant Vassal, Uchourron, Revercourt, soit au total 137.600 AF.

 

En 1927, à 7 ans, elle gagne le Prix de Toulouse (2.900 m), en 1’26’’ 3/4, devant Ulysse, Turlurette, Tilly, Valpurgis, son deuxième Prix d’Amérique (2.500 m), en 1’28’’ 9/20, devant Templier, Re Mac Gregor, Ulysse, Vassal, Tienneval, Tilly, Ulder…

Elle s’impose également dans le Prix de Belgique (2.250 m), en 1’26’’ 2/5 devant Ouistiti, Vassal, Ulder, Re Mac Gregor, Ulm, Templier… Mais elle est battue par Ulysse dans le Prix de Copenhague (2.575 m), dont elle se classe deuxième en 1’27’’1, devant Tilly et Turlurette. Elle gagne le Prix d’Italie (3.000 m), en 1’25’’9, devant Ulysse, Turlurette, Vassal, Tienneval, Re Mac Gregor…

Elle se classe deuxième du Prix de Rennes (2.925 m), et du Prix de Gascogne (2.900 m), mais gagne en 1’24’’ 7/8, le Prix du Havre (3.475 m) et en 1’22’’ 1/4 le Prix Maurice de Gheest (2.925 m), soit au total 236.150 AF.

 

A 8 ans, en 1928, elle gagne son troisième Prix d’Amérique (2.500 m), en 1’25 1/4, devant Ulysse, Tienneval, Turlurette, Tilly, Templier, Teddy Wilkes, mais elle est battue dans le Prix de Belgique (2.250 m). Elle gagnera encore le Prix de Copenhague (2.575 mètres), en 1’25’’ 1/8, le Prix d’Italie (3.000 m), en 1’25’’, et le Prix du Donjon (3.500 mètres), mais sera à nouveau dominée dans le Prix Maurice de Gheest (2.950 m) et le Prix de la Marne (3.525 m). Cette année-là, elle totalise 197.750 AF de gains.

 

A 9 ans, en 1929, elle est disqualifiée du Prix d’Amérique, pour avoir franchi le poteau au galop alors qu’elle rendait 75 mètres. Elle doit se contenter de la deuxième place dans le Prix d’Italie (3.000 m), mais gagne le Prix de Tokyo (2.375 m), en 1’24’’1, le Prix de Buenos-Aires (2.952 m), en 1’24’’9, le Prix de Rennes (2.950 m), en 1’23’’ 13/20, et le Prix de Soissons (2.325 m), en 1’23’’ 1/2. Mais à Châteaurenard, alors qu’elle court le Prix Uranie (2.525 m), qui lui rend hommage, elle doit se contenter d’une troisième place.

C’est à Marseille qu’elle gagne en 1’22’’ 1/25, le Prix Pro Patria (2.650 m). Elle restera ensuite sur des deuxièmes places dans le Prix du Conseil Général (3.100 m), à Marseille, le Prix Ariste Hémard (3.000 m), à Vincennes, et le Prix Louis Tillaye (3.525 mètres) toujours à Vincennes, dans lequel elle devait rendre 75 mètres à sa future grande rivale Amazone B. Elle totalisait pour l’année 116.775 AF de gains.

 

Enfin, en 1930, alors qu’elle à 10 ans, elle se classe deuxième d’Amazone B, dans le Prix d’Amérique (2.500 m), devançant Benjamin II, Templier, Capucine X, Sam Williams, et aussi Volga II… Mais elle gagnera le Prix d’Angleterre (2.300 m), en 1’26’’ 3/20, et quittera définitivement la compétition après le Prix d’Italie.

 

Au total, dans toute sa carrière, elle a gagné 5.581.250 AF, en France, plus 909.060 AF à l’étranger. Elle avait établi un record de 1’20’’6. Elle gagna souvent en Italie, notamment à Milan et à Cesena, où elle fut le premier trotteur français à remporter le Campionato Europeo, et le seul jusqu’à la victoire d’Idéal du Gazeau, en 1980, dans cette même épreuve. Le jour du 50anniversaire de l'Assocition du Trotteur de Vienne, en 1928, sur l'hippodrome de Krieau, à Vienne, en Autriche, elle battit le champion trotteur américain Guy Bacon à l'issue d'un fameux duel, qui devait captiver le public autrichien.

 

Sa gloire rejaillira au travers des exploits de Gélinotte, une petite-fille digne d’elle, et de Roquépine, son illustre arrière-petite-fille. Elle est la mère de Kairos, un très grand étalon.

 

 

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Amazone B

 

Amazone B

 

Amazone B se révéla assez tard, et Théo Vanlandeghem, son entraîneur, dut faire preuve de patience avec elle. Mais elle était la fille du grand Passeport et devait faire parler l’immense talent qu’elle avait hérité de son père un jour ou l’autre. Lorsqu’elle parvint au sommet, elle ne joua plus que les premiers rôles. Son duel avec Uranie dans le Prix d’Amérique 1930, devant 40.000 spectateurs venus y assister, a marqué une des pages de l’histoire du trotting. C’était la cinquième participation d’Uranie dans la grande épreuve, qu’elle avait déjà remportée à trois reprises, ce qui l’obligeait à rendre 50 mètres à plusieurs concurrents, dont Amazone B, et 75 mètres à tous les autres. Mais Amazone B avait tant gagné durant l’année 1929, qu’elle était elle-même pénalisée de 25 mètres bien que ce fût pour elle sa première tentative dans cette grande épreuve. Elle avait déjà battu Uranie dans le Prix Louis Tillaye, grâce à 75 mètres d’avance sur sa grande rivale. Elle s’était également imposée dans les Prix de Belgique et de Copenhague, qui servaient alors de préparatoires à ce Prix d’Amérique. Si elle tenait son endurance et sa résistance de son père Passeport, elle devait sa vitesse légendaire à sa mère, l’américaine Anna Maloney, importée de Belgique en 1921. Uranie trotta en 1’25’’, ce qui constituait un record, mais elle ne put jamais rejoindre sa brillante cadette, qui avait pris le large et le vent en poupe, pour s’imposer en 1’26’’ 1/12.

On venait d’assister à un changement de pouvoir.

Dans les Prix d’Amérique 1931 et 1932, Amazone B dut subir la loi de l’italo-américain Hazleton, mais elle triompha à nouveau en 1933 dans la grande épreuve, qu’elle remportait en 1’24’’ 1/25, devant Guy Fletcher, Net Worth, Plucky, Heinrich, un champion venu d’Autriche, titulaire de 25 victoires en 1932, Locke Bunter, et six autres chevaux, bien que devant leur rendre 25 mètres.

Amazone B courut beaucoup durant sa carrière, pour remporter 54 victoires en 131 tentatives, et 1.551.330 AF. Elle avait un record de 1’21’’9. Elle était la première à faire de Passeport, le premier gagnant d’un Prix d’Amérique à avoir engendré un autre gagnant de Prix d’Amérique. Cet honneur revint à nouveau à Passeport en 1943, grâce à la victoire de son autre fille, Nébuleuse V, mais il faudra attendre le succès d’Abo Volo, en 1997, pour voir un deuxième gagnant de Prix d’Amérique, en l’occurrence Lurabo, vainqueur de la grande épreuve en 1984, honoré de la même façon.

 

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Hazleton, le « tombeur » d’Amazone B, vainqueur des Prix d’Amérique 1931 et 1932

 

Amazone-B-renoue-avec-la-victoire-Prix-d-Amerique-1933.jpgCouvertureAmazone B renoue avec la victoire dans le Prix d’Amérique 1933

 

 

Walter-Dear---Charley-Mills--1-.jpgCouvertureWalter Dear, américain d’origine, offrit à l’Allemagne le Prix d’Amérique 1934

 

Walter-Dear-_-1929--1-.jpgCouverture

Walter Dear en 1929, l’année de sa victoire dans l’Hambletonian

 

Muscletone-remporte-le-Prix-d-Amerique-1935.jpgCouverture

Muscletone remporte le Prix d’Amérique 1935

 

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Javari redonne le Prix d’Amérique à la France en 1936

 

Javari-7_1322386037_0--1-.jpgCouverture

Javari

 

 

MUSCLETONE-1935.gifCouverture

Muscletone, déjà vainqueur en 1935 pour le compte de l’Italie, récidive dans le Prix d’Amérique en 1937

 

De-Sota-0015.jpgCouverture

De Sota prolonge le règne des Italo-américains dans le Prix d’Amérique en 1938 et 1939

Uranie et Valentino Capovilla

Uranie et Valentino Capovilla

La légende d'Uranie

Ogotaï Khan (ou Ogotaï-Khan) l'un des rares trotteurs français connus à robe grise

Ogotaï Khan (ou Ogotaï-Khan) l'un des rares trotteurs français connus à robe grise

Un trotteur français gris, très rare !

Un trotteur français gris, très rare !

Sam Williams, le célèbre étalon américain, participa au Prix d'Amérique 1926, dont il se classa sixième.

Sam Williams, le célèbre étalon américain, participa au Prix d'Amérique 1926, dont il se classa sixième.

Nébuleuse V, l’autre fille de Passeport à avoir gagné le Prix d’Amérique, rebaptisé Grand Prix d’Hiver, sous l’occupation allemande, en 1943

Nébuleuse V, l’autre fille de Passeport à avoir gagné le Prix d’Amérique, rebaptisé Grand Prix d’Hiver, sous l’occupation allemande, en 1943

Ovidius Naso

Ovidius Naso

Ovidius Naso

 

Hervé Céran-Maillard se glorifiait des succès remportés par son champion Kozyr, un homonyme de l’étalon Orlov, lorsque lui naquit, en 1936, dans son célèbre haras de Fleuriel, un poulain issu d’Hellanvilliers et de Fleuriel, justement, qu’il baptisa Ovidius Naso, en raison de sa passion pour les poètes latins. (Ovidius Naso étant le nom latin du grand poète Ovide, l’auteur de l’Art d’aimer et des Métamorphoses entre autres). Dès sa première saison de courses, à 3 ans, aux côtés d’O Lapize, Odoacre, Oviédo II, Odessa V, Ovidius Naso s’inséra dans le peloton de tête des meilleurs sujets de sa génération. Parmi ses cinq victoires, à cet âge, il faut citer le Saint-Léger du Demi-Sang, à Caen, un classique au trot monté.

A 4 ans, en 1940, Oviédo II le battit dans le Prix de Croix et dans le Critérium, mais il gagna le Prix de Vincennes, au trot monté, en 1’27’’7, et le Prix d’Epinal sur 2.650 mètres. Son total de gains s’élevait alors à 120.000 AF.

Il s’épanouit complètement durant son année de 5 ans, en 1941, remportant les Prix de Saint-Malo, de Croix, du Donjon, d’Aquitaine, de Lyon, de la Bresse… Dans le Prix Pierre Plazen, il fit une forte impression en rendant 75 mètres à Pharaon, le jeune champion en pleine ascension ; et il conclut son année en beauté en gagnant le Prix Marcel Laurent, en 1’25’’9, devant Nébuleuse V, la fille de Passeport. Ses gains s’élevaient alors à 435.500 AF.

A 6 ans, en 1942, il gagna le Prix Doynel de Saint-Quentin (2.625 m), en 1’27’’5, devant Oviédo II, se classa quatrième du Grand Prix d’Hiver (le Prix d’Amérique rebaptisé), derrière Neulisse, Oviédo II et Notre Williams, mais gagna le Prix Roederer, le Prix d’Anjou, le Prix de Paris (3.450 m), dans lequel il réussit l’exploit de trotter en 1’26’’8.

Après sa deuxième place dans le Prix du Poitou, il fut accidenté, et l’on ne le revit qu’en fin d’année dans le Prix Ariste Hémard (3.425 m), qu’il remporta en 1’27’’8, devant Notre Williams et Nas T. Ses gains s’élevaient alors à 400.000 AF.

Il sera à nouveau accidenté dans le Grand Prix d’Hiver 1943, remporté dans le brouillard par Nébuleuse V, devant Oviédo II, et dont l’allocation atteignait pour la première fois un million de francs. On ne revit pas Ovidius Naso avant le Grand Prix d’Eté (2.650 m), qu’il remporta en temps record, 1’24’’4, devant Priola et Profane. S’il était battu dans le Prix Guy Le Gonidec, bien qu’il devançât à nouveau Profane, il s’imposait encore dans le Prix de la Bresse (2.300 m), en 1’24’’3. Ses gains étaient à présent de 510.000 AF.

Il ne courut pas à 8 ans, mais s’affirma à nouveau à 9 ans, en 1945, année qui le vit enfin gagner son premier Prix d’Amérique, devenu le Grand Prix d’Hiver.

Vincennes étant réquisitionné par l’armée américaine, Enghien accueillit le Prix d’Amérique et le programme classique habituellement disputé sur le Plateau de Gravelle.

Ovidius Naso, cette année-là, s’imposa donc à Enghien, sur le Plateau de Soisy, où il remporta le Prix Ephrem Houël (2.350 m), en 1’25’’, devant Nas T et Nébuleuse V. Puis ce fut son triomphe dans le Grand Prix d’Hiver (2.850 m), qu’il remporta en 1’23’’7, devant la championne Rosa Bonheur, Québec VIII, Ri, Riga, Rossignol II, Nébuleuse V… Il gagna également le Prix du Poitou (2.850 m), en 1’23’’7, le Prix du Dauphiné (2.750 mètres), en 1’24’’1, et pour finir l’année le Prix du Pin (2.700 m), en 1’31’’5.

Mais il avait été battu dans les Prix de Bourgogne et de Joinville, ainsi que dans le Grand Prix d’Eté. Ses gains s’élevaient quand même à 956.360 AF.

Roger Céran-Maillard, qui le menait en courses, avait su le maintenir en forme jusqu’à l’âge de dix ans, malgré quelques accidents. Ainsi, en 1946, il put entamer une dernière campagne et remporter un deuxième Grand Prix d’Hiver, en dépit du retour de champions étrangers, comme l’italien Mistero, le belge Quick Star. Il gagna d’abord le Prix de Bourgogne (2.350 mètres), en 1’24’’1, devant Siky du Padouin et Qui Qui IV, puis le Prix d’Amérique (2.800 mètres), qui retrouvait son nom d’origine, bien qu’il se disputât encore à Enghien.

Cette année-là, il y avait tant de partants, qu’il fut décidé de courir deux épreuves qualificatives, avant d’en découdre plus tard avec les chevaux qualifiés dans une épreuve finale. Ovidius Naso remporta la première manche qualificative, courue le 20 janvier, devant Sammy, Lord Maire, Profane, Ri, Siky du Padouin et Quito, alors que Pharaon et Son Petit Fils étaient non placés.

Quick Williams remporta la deuxième épreuve, disputée le même jour, devant Mistero, Quick Star, Qui Qui IV, O Lapize, Rosa Bonheur, Rossignol II et Quiproquo II.

La finale, courue le dimanche 3 février, en l’absence de Sammy sans doute blessé, revint à Ovidius Naso, qui s’imposa en 1’26’’6, par un temps exécrable, au grand regret des Italiens, devant Ri, Quick Star, Lord Maire, Mistero, Profane, Quick Williams et Rosa Bonheur.

Cette année-là, Ovidius Naso gagna aussi le Prix Ephrem Houël (2.350 m), en 1’24’’4, devant Pharaon, alors que Sammy se classait quatrième, puis le Prix Norbert (2.425 m), à Châteaurenard, en 1’30’’5. Il sera troisième, alors qu’il rendait 50 mètres à Rien Ne Va Plus et Queensland D, dans le Prix Trianon (2.175 m), toujours à Châteaurenard. Il ira ensuite se faire applaudir à Marseille, dans le Prix Victor Régis, disputé sur 3 000 mètres, et dans lequel il s’intercalera entre Robert le Diable et Smoki H, puis dans le Prix de Sisteron (3.025 m), qu’il remportera en 1’28’’3, et finalement dans le Grand Prix d’Eté (2.575 m), qu’il gagnera en 1’25’’. Il terminera sa carrière, riche de 3 823 040 AF, par une quatrième place dans le Prix de Rome (3.375 m), derrière Train Bloc, Vosges, Son Petit Fils, alors qu’il rendait 50 mètres.

Pharaon, qui restait sur une série de performances éblouissantes, l’avait battu dans un duel sur 2.700 mètres, proposé par Madame Marsang, et accepté un peu à contrecœur par Hervé Céran-Maillard, car son champion n’était pas au mieux de sa forme. Il devait prendre sa revanche sur Pharaon, comme on l’a vu, dans le Prix Ephrem Houël.

Ovidius Naso, une fois entré dans la légende, se retira en Suisse, où il mourut en 1964. 

Hervé Céran-Maillard, l’heureux propriétaire du haras de Fleuriel où naquit son champion, Ovidius Naso

Hervé Céran-Maillard, l’heureux propriétaire du haras de Fleuriel où naquit son champion, Ovidius Naso

Roger Céran-Maillard, entraîneur-driver d’Ovidius Naso, auxquels il fit gagner deux Prix d’Amérique ; il remportera un troisième Prix d’Amérique, en 1955, avec Fortunato II, aux dépens de la grande Gélinotte

Roger Céran-Maillard, entraîneur-driver d’Ovidius Naso, auxquels il fit gagner deux Prix d’Amérique ; il remportera un troisième Prix d’Amérique, en 1955, avec Fortunato II, aux dépens de la grande Gélinotte

Statue en bronze à l'effigie d'Ovidius Naso

Statue en bronze à l'effigie d'Ovidius Naso

Ovidius Naso bat Pharaon dans le Prix de la Bresse

Ovidius Naso bat Pharaon dans le Prix de la Bresse

A cette époque la génération des « S » avait fourni un certain nombre de champions, dont Sa Bourbonnaise, Sammy, Smoki H, Son Petit Fils et aussi Souarus, qui s’illustra au trot monté, en remportant notamment trois fois le Prix de Cornulier, en 1946, 1947 et 1948.

Souarus

Souarus

Souarus

Souarus mit à l’honneur le célèbre haras des Rouges Terres dans l’Orne, où il naquit en 1940, du grand étalon Hernani III, qui lui transmit son aptitude pour les courses au trot monté. Monté par Maurice Riaud, il gagna le Prix de Vincennes, à 3 ans, mais dut subir la loi de Sa Bourbonnaise dans le Prix du Président de la République, à 4 ans, et le Prix de Normandie, à 5 ans. En prenant de l’âge, il s’affermit au point de succéder à Quinio, son demi-frère et compagnon d’écurie, au palmarès du Prix de Cornulier, l’épreuve reine du trot monté, qu’il remporta trois fois de suite, en 1946, 1947, et 1948.

C’était un beau cheval de 1,62 m au garrot, qui ressemblait davantage à sa mère, Etigny, qu’à son père Hernani III, un grand étalon de 1,70 m. Contrairement à ses demi-frères, Quinio et Atus II, comme lui fils d’Hernani III, il ne fut pas un très bon reproducteur au haras.

Souarus, vainqueur de trois Prix de Cornulier, en 1946, 1947 et 1948.

Souarus, vainqueur de trois Prix de Cornulier, en 1946, 1947 et 1948.

Mistero premier trotteur italien né en Italie à remporter le Prix d’Amérique en 1947

Mistero premier trotteur italien né en Italie à remporter le Prix d’Amérique en 1947

Mighty Ned marque le retour au sommet des Italo-américains en remportant le Prix d’Amérique 1948 ; or, il gagnera à nouveau, en 1951

Mighty Ned marque le retour au sommet des Italo-américains en remportant le Prix d’Amérique 1948 ; or, il gagnera à nouveau, en 1951

Venutar, premier trotteur à réussir le doublé Prix d’Amérique-Prix de Cornulier, mais il doit partager la victoire avec Atus II dans le Prix de Cornulier.

Venutar, premier trotteur à réussir le doublé Prix d’Amérique-Prix de Cornulier, mais il doit partager la victoire avec Atus II dans le Prix de Cornulier.

Venutar

Venutar courut d’abord dans l’ombre de Voronoff, premier leader de la génération. Drivé par Ferdinand Réaud, il prit le devant de la scène en 1949 lorsqu’il battit le crack italo-américain Mighty Ned dans le Prix d’Amérique, mais avec il est vrai 25 mètres d’avance sur son rival, suivant le règlement en vigueur à l’époque, qui pénalisait les tenants du titres et les anciens gagnants de la grande épreuve. En mettant fin à une longue domination étrangère, Venutar redonnait le Prix d’Amérique à la France et réussissait l’exploit de s’imposer aussi dans le Prix de Cornulier, courut une semaine plus tard, mais en partageant la victoire avec Atus II, le futur père de la grande Roquépine.

Il reste dans les mémoires des turfistes et amateurs de course au trot comme le premier auteur du fameux doublé Prix d’Amérique-Prix de Cornulier, rarement réalisé depuis. En 1949, il avait aussi gagné le Prix de l’Ile-de-France, autre grande course au trot monté.

Contrairement à Voronoff, Venutar ne fut pas un bon étalon au haras.

Atus II, qui partagea la victoire avec Venutar dans le Prix de Cornulier 1949, est le père de la grande Roquépine.

Atus II, qui partagea la victoire avec Venutar dans le Prix de Cornulier 1949, est le père de la grande Roquépine.

Puis ce fut Venutar, qui en 1949 réussit l’exploit de remporter pour la première fois la même année le Prix d’Amérique et le Prix de Cornulier, le championnat du monté, qui à l’époque se courait après l’épreuve reine des trotteurs attelés.

Il dut toutefois partager sa victoire avec Atus II dans le Prix de Cornulier. Atus II sera le père de la grande Roquépine.

 

Juste avant Gélinotte, une championne populaire défraya la chronique, elle s’appelait Cancannière…

Le trotteur français, par Jean-Pierre Reynaldo, Editions Lavauzelle
Le trotteur français, par Jean-Pierre Reynaldo, Editions Lavauzelle

Le trotteur français, par Jean-Pierre Reynaldo, Editions Lavauzelle

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